Le jeu mobile en pleine croissance selon les derniers chiffres

Figer le temps n’a jamais été possible, mais si l’on observe les chiffres, une réalité s’impose : le jeu mobile n’est plus une simple tendance, c’est un raz-de-marée. Sur tous les continents, il s’impose comme la force motrice de l’univers vidéoludique : base d’utilisateurs la plus vaste, rayonnement sans égal, diversité de profils et revenus vertigineux. Le tout dans un contexte où la fragmentation règne, des smartphones basiques équipés d’Android ancien jusqu’aux modèles les plus récents et perfectionnés. Cette domination ne tient pas du hasard. La variété des jeux proposés sur mobile défie toute concurrence, touchant aussi bien la mère de famille en quête de distraction que la retraitée qui s’essaye à Words with Friends, quitte à visionner quelques publicités entre deux parties. Côté matériel, même constat : inutile de viser les appareils haut de gamme pour profiter de jeux de casino, ils tournent parfaitement sur des modèles économiques, parfois vieux de cinq ans. Que le jeu mobile occupe une telle place n’est un secret pour personne, mais l’ampleur de sa croissance depuis l’ère des téléphones Nokia fait tout de même tourner la tête.

Téléchargements

À observer les derniers chiffres du secteur, la tendance est explosive : près de 23 milliards d’applications ont été installées sur Google Play Store et Apple App Store au troisième trimestre. Cela représente une hausse de 10 % en comparaison à la même période en 2018. Une réalité s’impose en filigrane : les jeux, à eux seuls, captent près de 40 % des téléchargements, avec une répartition allant de 30 % sur iOS à 40 % sur Android. Cette dynamique ne marque aucun signe de ralentissement trimestre après trimestre.

Du côté des volumes, Android domine largement. Les utilisateurs de l’univers Google téléchargent près de deux fois plus d’applications que ceux équipés d’iOS, affirmant de manière nette la suprématie mondiale du système d’exploitation.

Dépenses des clients

Si Android écrase tout en termes de quantité installée, c’est sur iPhone que les joueurs déverrouillent le plus souvent leur portefeuille. Les dépenses sur iOS sont bien supérieures, consolidant la rentabilité internationale du jeu mobile. Cette année, le secteur s’apprête à générer quelque 68,5 milliards de dollars, représentant à peu près 45 % de l’ensemble du marché du jeu vidéo. Smartphones et tablettes poursuivent ainsi leur ascension constante, avec une progression annuelle attendue de 10 %. À titre de comparaison, les consoles de salon aportent environ 45 milliards, tandis que le PC génère autour de 35 milliards à l’échelle mondiale.

L’Asie-Pacifique, en particulier la Chine malgré un carcan réglementaire strict, continue de mener la danse en termes de revenus. Les États-Unis, l’Europe et l’Amérique latine suivent, formant un trio de têtes qui propulsent l’industrie vers de nouveaux sommets.

Des jeux d’un milliard de dollars

Au cinéma, quelques blockbusters glanent le milliard au box-office. Dans le jeu mobile, un cercle tout aussi restreint s’est formé : plus d’une douzaine de titres ont déjà dépassé le milliard de dollars de chiffre d’affaires. Récemment, PlayerUnknown’s Battlegrounds (Tencent) et Fortnite (Epic) ont cassé les codes du « battle royale », rejoignant des incontournables comme Lineage M, Clash Royale, Pokémon GO ou bien sûr Candy Crush, la saga qui continue à brasser des montants colossaux.

Le nombre de personnes équipées d’un smartphone ne fait que grimper, année après année. La conséquence est immédiate : chaque nouvelle génération de joueurs, qu’elle se retrouve sur un casual game comme 2048 ou sur une production d’envergure comme Call of Duty Mobile, injecte vitalité et croissance à un secteur qui paraît inarrêtable.

Le jeu sur mobile fonce droit devant, porté par une marée qui ne connaît plus de frontières. Difficile d’imaginer aujourd’hui où se trouve le point d’arrêt, s’il existe.

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