Oubliez les annonces ennuyeuses et les promesses floues : aujourd’hui, Google s’apprête à secouer le monde du jeu vidéo avec un service de streaming qui refuse de rentrer dans les cases. Les rumeurs ont circulé, les spéculations ont alimenté les forums, mais de nouveaux éléments concrets permettent enfin de cerner ce que prépare la firme de Mountain View. Plutôt que de miser sur une console ou un boîtier dédié, Google déploie une approche radicale : faire en sorte que jouer soit possible partout, du PC à la télévision connectée, en passant par le smartphone et même le discret Chromecast. Un seul objet physique prévu au lancement : une manette maison, dotée de fonctions de streaming intégrées, qui pourrait bien changer la donne.
Pourquoi tant de projets de jeux en streaming ont-ils échoué ces dernières années ? Le constat est simple : quand la bande passante ne suit pas et que la latence gâche tout, l’expérience fait pschitt. Mais Google a un atout que beaucoup lui envient : une infrastructure massive, avec des centres de données éparpillés sur la planète, déjà rodée pour faire transiter les vidéos YouTube, héberger les photos et stocker les fichiers de millions d’utilisateurs. Cet arsenal technique place le géant dans une position de force. Ajoutez à cela ses technologies de compression ultra-optimisées, peaufinées sur YouTube, et le streaming de jeux en haute définition devient enfin envisageable, même sans connexion de compétition.
Côté expérience utilisateur, Google ne veut pas se contenter de copier ce qui existe. Selon une rumeur persistante, le service entend aller plus loin sur l’interactivité et la dimension sociale. Difficile de ne pas être intrigué par les scénarios envisagés :
- Imaginez : vous tombez sur un streamer en train de parcourir un jeu qui vous fait envie. Un clic, vous achetez le titre, et si les développeurs l’ont prévu, vous pouvez récupérer une sauvegarde qui vous place exactement à l’endroit où le streamer s’est arrêté.
- Autre possibilité : sur un jeu multijoueur, vous achetez et rejoignez instantanément la partie du créateur de contenu que vous suivez, à condition que la fonction soit activée et que le streamer accepte les challengers.
Le service pourrait même aller jusqu’à détecter quand un joueur bloque sur une séquence difficile et, dans la foulée, lui suggérer une vidéo explicative sur YouTube. Un coup de pouce bienvenu pour franchir un obstacle sans perdre le fil.
Google ne compte pas se limiter à distribuer les jeux des autres. La société prépare aussi ses propres créations, via une toute nouvelle division baptisée Google Yeti. Aux commandes, un certain Phil Harrison, vétéran qui a fait ses armes chez Xbox et PlayStation et qui connaît les coulisses de l’industrie comme sa poche.
Reste la grande inconnue : combien faudra-t-il débourser pour accéder à ce service, et quand pourra-t-on enfin s’y connecter ? Plus que quelques heures avant que le rideau ne se lève pour de bon. D’ici là, les joueurs retiennent leur souffle, guettant l’instant où Google pourrait redéfinir la façon de jouer.
Source : Kotaku

